Mot du candidat


Redonnons le PQ aux Québécois, à TOUS les Québécois

Le Québec vit dans une culture du mensonge depuis trop longtemps. Les révélations de corruption à répétition et l’absence de consultation de la population, dans le contexte d’une démolition programmée des piliers de la société québécoise, amènent les gens à se replier sur eux-mêmes. L’effet libéral, c’est de nous faire perdre confiance en nos moyens et ainsi susciter du désengagement qui profite aux Libéraux lors des élections. Pour moi, le Parti Québécois a la responsabilité morale de sortir les Québécois et Québécoises de cette impasse, de susciter à nouveau de l’engagement, de redonner le goût du Québec à tous et chacun. Le PQ a la responsabilité morale de donner au Québécois un gouvernement honnête et compétent dès 2018.

Pour y arriver, je crois que le Parti Québécois doit revenir à ses valeurs fondatrices, celles de René Lévesque. Le PQ doit redevenir un parti démocrate qui consulte la population et stimule sa participation démocratique au sein du Parti Québécois. Il doit également redevenir un parti orienté vers notre progrès, un parti de bâtisseurs qui s’occupe de « défendre et s’occuper de son monde ». Il doit finalement être à la hauteur de son nom, c’est-à-dire être le parti de tous les Québécois, car comme le disait René Lévesque en 1968, le nom Parti Québécois implique la responsabilité additionnelle de servir et d’attirer tous les Québécois et Québécoises, indépendamment de leur langue maternelle, leur religion ou leur vote, et non pas « de les heurter ou les repousser ». C’est pourquoi le slogan de ma campagne est « Redonnons le PQ aux Québécois, à TOUS les Québécois ».

Le Parti doit aussi chercher à reconnecter avec la population, dans l’optique d’additionner et d’exprimer clairement que le point de ralliement se situe au PQ. C’est pourquoi cet été je sillonnerai le Québec à la rencontre des membres du PQ certes, mais également de ceux qui pour l’instant ne veulent plus voter Parti Québécois. Je veux parler aux moins de 40 ans qui ne s’identifient pas au Parti, aux boomers qui ont déjà fait du porte à porte pour René Lévesque et qui aujourd’hui n’ont plus leur carte de membre, aux communautés culturelles qui ont mal vécu l’épisode de la charte des valeurs. Le PQ doit adopter une politique de porte ouverte et de dialogue avec la population et mon rôle, tel que je le perçois au cours des prochains mois, est de tenir la porte grande ouverte.

L’indépendance du Québec se réalisera dans l’empathie et non dans la contrainte. Elle sera le fruit d’un service public acharné et sincère qui restaurera la confiance entre les citoyens et ses élus. Rien ne sert de forcer nos gens dans cette direction, ils sont intelligents et notre rôle est d’abord et avant tout de les servir tous et chacun et de respecter leur intelligence. À nous de leur redonner confiance et de leur faire confiance.